Le lendemain matin, une brume légère enveloppait le terrain des Louves de la Brume, comme si la forêt elle-même retenait son souffle en attendant l’arrivée des nouvelles recrues. Les cinq joueuses, Auriane, Ophélie, Linda, Léa et Aurélie, se rejoignirent près de la statue de la louve rugissante, leurs maillots verts floqués du logo de l’équipe serrés contre leurs corps encore endormis. L’air était frais, mais l’excitation était palpable.
« Vous êtes prêtes pour votre premier entraînement avec les autres ? » demanda Liza, sa voix résonnant avec une autorité naturelle. Elle portait son habituel maillot vert, ses chaussettes blanches remontées jusqu’aux genoux, et son sourire malicieux ne quittait pas ses lèvres. Les nouvelles hochèrent la tête, bien que leurs cœurs battaient la chamade.
Les joueuses vétérantes arrivèrent progressivement, certaines en groupes, d’autres seules. Les présentations furent brèves mais chaleureuses. Les nouvelles furent rapidement intégrées, partageant des rires et des anecdotes pendant la collation préparée avant l’entraînement. Les chaussettes blanches des Louves, ornées du logo de l’équipe, semblaient être un symbole d’unité portées par la plupart des louves mais chacune les portait avec une touche personnelle : certaines roulées jusqu’aux chevilles, d’autres remontées jusqu’aux genoux. Quelques unes, peu nombreuses avaient des chaussettes de sport de grandes marques, nike ou adidas bien remontées.
L’entraînement commença sans préambule. Liza dirigea la séance avec une précision militaire, poussant chaque joueuse à ses limites. Les exercices étaient intenses, les cris d’encouragement se mêlant au bruit des crampons sur le terrain. Auriane, malgré sa timidité, se donna à fond, tandis qu’Ophélie, avec son attitude de défi, semblait déterminée à prouver sa valeur. Linda et Léa, bien que nerveuses, suivirent le rythme, poussées par l’énergie collective.
Après deux heures de sueur et d’efforts, Liza siffla la fin de l’entraînement. Les joueuses, épuisées mais satisfaites, se rassemblèrent autour d’elle. « Bienvenue dans la meute, » déclara-t-elle, son regard balayant l’assemblée. « Cette année, nous avons des objectifs ambitieux. Le championnat national est à notre portée, mais cela ne se fera pas sans sacrifices. »
Elle marqua une pause, son regard s’attardant sur les nouvelles recrues. « Comme chaque année, les quatre joueuses les moins méritantes du mois seront soumises aux autres le mois suivant. Pour ce premier mois, n’ayant pas encore prouvé votre valeur, vous serez les esclaves des vétérantes. »